Les forces israéliennes de l'occupation ont fait sauter tôt ce matin, en deux étapes consécutives, une maison de deux étages appartenant à la famille du martyr, Omar Abu Leila, située dans la localité d’Al-Zawiya à l’ouest de Salfit et ce qui a endommagé plusieurs maisons voisines.
Ces forces ont fait exploser complètement le deuxième étage de la maison, sachant que cette dernière comprend 4 appartements.
Un correspondant de WAFA a rapporté que de grandes forces israéliennes accompagnées par deux bulldozers, avaient envahi la localité d’Al-Zawiya, se sont déployées dans ses quartiers, les ont annoncés comme zone militaire fermée avant d’encercler la maison du martyr Abu Leila, en prévision de la démolition prévue.
Les soldats de l’occupation ont forcé des dizaines de citoyens dont des enfants et femmes, de quitter leurs domiciles voisines de la maison de la famille d’Abu Leila, ont lancé les bombes assourdissantes et du gaz lacrymogène sur les citoyens et les journalistes.
Un témoin a déclaré qu’environ 50 familles palestiniennes ont été évacuées à ciel ouvert pendant le bombardement israélien de la maison.
Au cours des affrontements qui ont suivi la démolition qui a duré plus de 8 heures, les soldats israéliens ont lancé les balles, les bombes sonores et du gaz sur les jeunes de la localité. Aucune blessure n'a cependant été signalée.
Le 19 mars dernier, les forces de l’occupation israélienne ont exécuté Omar Abu Leila (19 ans) dans une localité au nord de Ramallah et son corps est toujours détenu auprès des autorités israéliennes de l’occupation.
Il convient de mentionner que les forces israéliennes de l’occupation ont récemment démoli plusieurs maisons palestiniennes dont la maison du martyr, Saleh Al-Barghouti.
Israël a recours à la démolition punitive des maisons familiales des Palestiniens comme moyen de dissuasion, accusé d’être impliqué dans des attaques contre des Israéliens, une politique selon laquelle Israël ne l'applique pas aux colons israéliens impliqués dans des attaques mortelles contre des Palestiniens.
Les groupes de défense des droits de l'homme ont largement condamné cette politique en la qualifiant de « punition collective » et de « crime de guerre et de crime contre l'humanité ».